rendez-vous nature
en Corse et ailleurs
rendez-vous nature | logbook
Last published: 08/19/09
GR-20 Nord - jour 3 | MANGANU - VIZZAVONA
Vu que dormir n'est plus possible - il ne reste plus qu'à avaler quelque chose et partir. A 06H30 c'est chose faite. Il y a pas mal des personnes devant moi y compris Marc, qui fait parti de la première vague.
Mais là, je sens enfin la machine se réveiller. Les souvenirs d'Interlacs reviennent - j'accélère et pointe à la brèche de Capitellu en 47 min. Marc est là avec trois savoyards. Petite pause pour discuter un peu, prendre quelques photos et zou - sur les hauteurs de la Restonica ! Dans la descente sur Petra Piana - je cours. Je suis heureux - j'ai retrouvé cette sensation de légèreté et de force, dont j'ai été privé depuis si longtemps. En tout, je mets deux heures et demi pour cette étape. Arrivé frais - je prends mon temps - attends Marc, discute avec les gars du parc qui sont là pour un ravitaillement. Je même le temps de me prendre la tête avec le gardien. Ce type ne projette absolument rien de positif - qu'est-ce qu'il fout là ? Comme il fait un temps splendide - hors de question de descendre dans la vallée. Une fois de plus je reste sur le vrais GR-20, même si aujourd'hui on l'appelle la "variante alpine". Ici nos chemins se séparent - je dis au revoir à Marc qui prend la vallée - top s'est parti ! Malgré la brume de chaleur, on voit bien la mer au loin - de deux côtés de la crête. Paysage défile - je me sens vivre. Interminable descente sur bocca d'Oreccia et je marque quarante minutes de pause sur les pentes au-dessus du refuge de l'Onda. Soleil chauffe plein pot et je sens cette chaleur user mes forces. Malgré ça je trace jusqu'au col et attaque la descente sur Vizzavona - en courant. Une dernière pause au-dessus de la cascade des Anglais - je me lave et rafraîchis. Janka m'a envoyé les horaires de la "Micheline" - la mienne parte à 16H08. Je marche vite, vite et arrive à la gare à 16H02. Le temps de m'acheter une Pietra, un coca et une tablette de chocolat - et je roule direction Balagne. Je suis plus que content - j'ai complété la partie Nord en moins de trois jours après une très longue convalescence et sans préparation. C'est bon pour le moral - et ça me permet de projeter des nouvelles aventures. Cela confirme aussi, qu'il y a une vie après les grosses blessures et qu'il ne faut jamais laisser tomber. A la prochaine !
Mais là, je sens enfin la machine se réveiller. Les souvenirs d'Interlacs reviennent - j'accélère et pointe à la brèche de Capitellu en 47 min. Marc est là avec trois savoyards. Petite pause pour discuter un peu, prendre quelques photos et zou - sur les hauteurs de la Restonica ! Dans la descente sur Petra Piana - je cours. Je suis heureux - j'ai retrouvé cette sensation de légèreté et de force, dont j'ai été privé depuis si longtemps. En tout, je mets deux heures et demi pour cette étape. Arrivé frais - je prends mon temps - attends Marc, discute avec les gars du parc qui sont là pour un ravitaillement. Je même le temps de me prendre la tête avec le gardien. Ce type ne projette absolument rien de positif - qu'est-ce qu'il fout là ? Comme il fait un temps splendide - hors de question de descendre dans la vallée. Une fois de plus je reste sur le vrais GR-20, même si aujourd'hui on l'appelle la "variante alpine". Ici nos chemins se séparent - je dis au revoir à Marc qui prend la vallée - top s'est parti ! Malgré la brume de chaleur, on voit bien la mer au loin - de deux côtés de la crête. Paysage défile - je me sens vivre. Interminable descente sur bocca d'Oreccia et je marque quarante minutes de pause sur les pentes au-dessus du refuge de l'Onda. Soleil chauffe plein pot et je sens cette chaleur user mes forces. Malgré ça je trace jusqu'au col et attaque la descente sur Vizzavona - en courant. Une dernière pause au-dessus de la cascade des Anglais - je me lave et rafraîchis. Janka m'a envoyé les horaires de la "Micheline" - la mienne parte à 16H08. Je marche vite, vite et arrive à la gare à 16H02. Le temps de m'acheter une Pietra, un coca et une tablette de chocolat - et je roule direction Balagne. Je suis plus que content - j'ai complété la partie Nord en moins de trois jours après une très longue convalescence et sans préparation. C'est bon pour le moral - et ça me permet de projeter des nouvelles aventures. Cela confirme aussi, qu'il y a une vie après les grosses blessures et qu'il ne faut jamais laisser tomber. A la prochaine !
GR-20 Nord - jour 2 | ALTORE - MANGANU
A six heures je saute de mon sac de couchage. Au bout de 3 minutes - sac à dos - départ. Encore abruti par le manque de sommeil et le froid, mais content d’être à nouveau dans l’action. J’ai deux choses en tête - une omelette et une douche chaude à Tighjettu. Je descends le Cirque de la Solitude en vitesse. Et lorsque je me dit qu’il porte bien son nom ce matin - j’aperçois une silhouette venant d’en face. Un joyeux, petit homme d’une soixantaine qui me dit sa joie de traverser ces lieux ".. et pas la première fois..". Cirque derrière moi - j'attaque la descente. Croise deux, trois petits groupes et enfin - je suis là, où je devais être hier. Charlie, le gardien, est en plein nettoyage - je discute quelques minutes, puis reprends la route pour la bergerie de BALLONE, vingt minutes plus bas. Pause - douche chaude et omelette - c'est tellement bon de réaliser ses voeux - même petits
Batteries rechargées - c'est parti pour le col de Foggiale en admirant la face E de la reine de montagnes corses - Paglia Orba et derrière moi ; Cinque Frati - les cinque moines. Col passé - je trace direct en bâs, sans passer par le refuge de Ciottulu di Mori. Nouvelle pause à Verghiu - j'avale une salade et reprends la route après une bonne heure de pause. Au Col Saint Pierre (Corse : San Petru), le vent souffle à m'arracher la tête et il fait pas chaud du tout. Je croise les vaches, les cochons et les derniers touristes descendant du lac de Nino. Arrivé au lac - je m'arrête quelques minutes pour contempler ces lieux magnifiques. Au loin j'apercois un gars qui fait la même route que moi - et en vitesse. Une heure après - je touche à mon but d'aujourd'hui - le refuge de Manganu. Bien content d'avoir une place (le refuge est plein) - je discute un peu avec les gardiens puis me jette sur une grosse boîte de raviolis achêtée sur place. Eh oui, arrivé à 19H30 - il est trop tard pour le menu.. Je fais la connaissance du gars apercu au lac de Nino. Marc est un coureur parisien et c’est la deuxième fois qu’il fait le GR-20. Parti le matin de Asco il m’a doublé lors de ma pause à Ballone. Comme moi, il est parti la veille de Calenzana. Bien equipé et bien décidé, il voudrais completer le GR en cinq jours - et c’est bien parti pour. Lorsque je retrouve ma place au dortoir - tout le monde est couché. Evidemment, comme toujours dans les refuges - ça ronfle, ça pue et ça pête à tout va. La chaleur est tropicale. Je m’efforce de dormir. Mais deux heures plus tard - je suis debout. Hier trop froid, aujourd’hui - trop chaud. Je dois me faire vieux pour être aussi fragile. Je démenage avec mon barda dans la cuisine. Dehors il pleut des cordes et des gars tout trempés arrivent du bivouac, pour - comme moi - squatter le sol de la cuisine. Il est deux heures du mat’. Trois heures plus tard, les premiers randonneurs nous reveillent - en nous marchant dessus - dans le but noble de préparation de leur petit déj’.
GR-20 Nord - jour 1 | CALENZANA - ALTORE
Le temps de tester la machine est venu. Voir ou sont mes limites physiques aujourd’hui et si je suis encore capable de « donner » un peu. Les accidents récents m’ont démoli quand même un brin : plus de ligaments croisés au genou droit, un tiroir après la fracture de Segond, cheville gauche massacrée l’an dernier (double fracture avec déplacement, arrachement de ligaments et déboîtement de l’articulation, boulons retirés en décembre dernier). J’espère tout de même pouvoir tirer un peu dessus, enfin ma tête me dit que je suis prêt. C’est parti ! Je me donne 4 jours pour faire le GR-20, partie Nord. Un parcours qui en demande le double normalement. Cela n’a rien de spécial du tout. Fréquemment les gens parcourent la totalité du GR-20 (15 étapes) en 4 jours et le record de la traversée non-stop, détenu par Piero Santucci est de 36H53’. De plus, il y a huit ans, je l’ai fait entier en 6 jours avec un sac à 20kg - en autonomie. Mais vu le contexte - je serais bien content d’y arriver. Je ne pratique plus la course à pied depuis le Août 2005. Et même si je marche en montagne, fais du vélo et essaie de m’entretenir comme je peux - c’est plus pareil.
Je démarre assez tard - un peu avant 08H00 de CALENZANA. A 11H30 je suis à ORTU di PIOBBU. Marie et Jean-Pierre, les gardiens, m’offrent un thé ( Merci ! ) J’ai aussi la chance de croiser au refuge un très bon ostéopathe qui me remets le genou et la cheville en place ( Merci ! ). A midi et demi je pars pour l’étape suivante. La montée et la traversée du cirque se passent bien, mais dans la descente depuis le col d’Inomminata je suis long, long.... Piero Griscelli, guide et gardien de CAROZZU me réconforte à coup de thé vert, gâteaux à la farine de châtaigne et des boissons sucrés ( Merci ! ). Il me confirme aussi, ce que je sais déjà - partir avec un sac à 12 kg - trop lourd pour aller vite confortablement - était une connerie.. Je tenais à prendre le matériel de bivouac en cas ou trop cassé pour arriver au refuge - je dormirais en cours de route. Il m’encourage aussi à tenir bon jusqu’au refuge de TIGHJETTU. Ce que j’espère de faire. Partis à 16H30 - je m’arrête au lac de Muvrella( bien rempli cette année ! ). La fatigue est là. Je mange des sandwiches ( Merci Janka ! ) et repars à travers le névé sous la « tête d’indian ». A 18H15 je traverse le col de Muvrella. Pas question de descendre au fond de la vallée sur le refuge d’ASCU STAGNU. D’abord : perte de temps inutile, ensuite le vrai GR-20 (la ligne de partage des eaux), tel qu’il a été tracé par Fabrikant - passe par les crêtes, enfin la vue que l’on a d’ici - est imprenable. On m’approchant de Stranciaccone et Missoghja je croise des mouflons. Je profite aussi de la lumière du couchant pour prendre quelques images du cirque de Monte Cinto - et alentours – splendide ! C’est en descendant l’éboulis sous Missoghja que je m’aperçois - que mes batteries sont à plat. Je n'avance plus. La nuit commence à tomber. Je vois la mer de nuages avancer sur la haute vallée d’Asco. Pour mon réconfort - je croise de dizaines de mouflons descendus boire. Les mères avec de petits m’observent et laissent s’approcher à quelques dizaines de mètres. J’essaie en vain de les prendre en photo. Le mini-compact est trop faible avec peu de lumière qui reste. Je lève la tête vers bocca Tumasginesca (col Perdu sur les cartes IGN) et décide de bivouaquer en dessous, sur le site d’ancien refuge d’Altore - brulé autrefois par la foudre. Tout autour - il y a encore de grands névés et ça n’est pas la grande chaleur. Je fous parterre une couverture de survie, avec par-dessus mon sac de couchage avec son sur-sac en Gore-Tex et un tapis de sol gonflable entre les deux. Tout en me disant, que j’aurais mieux fait d’emporter une bonne lampe frontale au lieu de trimbaler tout ce barda.. Je suis tellement vidé qu’en montant j’ai eu froid aux mains. A présent je m’enferme dans le cocon en attendant que ça se réchauffe. Au bout de 30 minutes j’écoute toujours le ruisseau, et j’ai toujours les mains (et les pieds maintenant aussi) - gelés. Je maudis mon sac de couchage avant de m’endormir. Je dors mal, en grelottant et me réveillant par intermittence toutes les demi-heures. A partir de 04H00 - je ne dors plus, j’attends le lever du jour pour tout plier - et repartir. Le tout en maudissant mon matériel de bivouac. Ce n’est que plus tard dans la journée, lorsque mon cerveau mieux oxygéné m’apporte la réponse. Ca n’est pas le matos du bivouac qui était en cause. Simplement, en état d’hypoglycémie - je ne chauffais plus. Aussi simple qu’incommodant.
Je démarre assez tard - un peu avant 08H00 de CALENZANA. A 11H30 je suis à ORTU di PIOBBU. Marie et Jean-Pierre, les gardiens, m’offrent un thé ( Merci ! ) J’ai aussi la chance de croiser au refuge un très bon ostéopathe qui me remets le genou et la cheville en place ( Merci ! ). A midi et demi je pars pour l’étape suivante. La montée et la traversée du cirque se passent bien, mais dans la descente depuis le col d’Inomminata je suis long, long.... Piero Griscelli, guide et gardien de CAROZZU me réconforte à coup de thé vert, gâteaux à la farine de châtaigne et des boissons sucrés ( Merci ! ). Il me confirme aussi, ce que je sais déjà - partir avec un sac à 12 kg - trop lourd pour aller vite confortablement - était une connerie.. Je tenais à prendre le matériel de bivouac en cas ou trop cassé pour arriver au refuge - je dormirais en cours de route. Il m’encourage aussi à tenir bon jusqu’au refuge de TIGHJETTU. Ce que j’espère de faire. Partis à 16H30 - je m’arrête au lac de Muvrella( bien rempli cette année ! ). La fatigue est là. Je mange des sandwiches ( Merci Janka ! ) et repars à travers le névé sous la « tête d’indian ». A 18H15 je traverse le col de Muvrella. Pas question de descendre au fond de la vallée sur le refuge d’ASCU STAGNU. D’abord : perte de temps inutile, ensuite le vrai GR-20 (la ligne de partage des eaux), tel qu’il a été tracé par Fabrikant - passe par les crêtes, enfin la vue que l’on a d’ici - est imprenable. On m’approchant de Stranciaccone et Missoghja je croise des mouflons. Je profite aussi de la lumière du couchant pour prendre quelques images du cirque de Monte Cinto - et alentours – splendide ! C’est en descendant l’éboulis sous Missoghja que je m’aperçois - que mes batteries sont à plat. Je n'avance plus. La nuit commence à tomber. Je vois la mer de nuages avancer sur la haute vallée d’Asco. Pour mon réconfort - je croise de dizaines de mouflons descendus boire. Les mères avec de petits m’observent et laissent s’approcher à quelques dizaines de mètres. J’essaie en vain de les prendre en photo. Le mini-compact est trop faible avec peu de lumière qui reste. Je lève la tête vers bocca Tumasginesca (col Perdu sur les cartes IGN) et décide de bivouaquer en dessous, sur le site d’ancien refuge d’Altore - brulé autrefois par la foudre. Tout autour - il y a encore de grands névés et ça n’est pas la grande chaleur. Je fous parterre une couverture de survie, avec par-dessus mon sac de couchage avec son sur-sac en Gore-Tex et un tapis de sol gonflable entre les deux. Tout en me disant, que j’aurais mieux fait d’emporter une bonne lampe frontale au lieu de trimbaler tout ce barda.. Je suis tellement vidé qu’en montant j’ai eu froid aux mains. A présent je m’enferme dans le cocon en attendant que ça se réchauffe. Au bout de 30 minutes j’écoute toujours le ruisseau, et j’ai toujours les mains (et les pieds maintenant aussi) - gelés. Je maudis mon sac de couchage avant de m’endormir. Je dors mal, en grelottant et me réveillant par intermittence toutes les demi-heures. A partir de 04H00 - je ne dors plus, j’attends le lever du jour pour tout plier - et repartir. Le tout en maudissant mon matériel de bivouac. Ce n’est que plus tard dans la journée, lorsque mon cerveau mieux oxygéné m’apporte la réponse. Ca n’est pas le matos du bivouac qui était en cause. Simplement, en état d’hypoglycémie - je ne chauffais plus. Aussi simple qu’incommodant.
MONTE CINTO - Réveillon - avec Janka
Quoi de plus sympa qu'un réveillon au sommet ? Ascension initialement prevue par le Nord depuis la vallée d'Asco, à cause de mauvais état de la neige - sera faite par le Niolu au Sud. Nous allons emprunter des itinéraires différents à la monte et à la descente. Au refuge de Erco nous faisons connaissance d'un alpiniste et écrivain Canadien Chic Scott, personnage très sympa que nous reverons par la suite. Nous quittons Erco un peu après midi pour arriver au sommet à 16h45. Juste à temps pour préparer notre bivouac et admirer le magnifique coucher du soleil. La météo est très clemente avec nous - peu de vent et temperature tout juste en dessous de zéro. Nous fêtons le nouvel an avec du vin rouge chauffé sur place svp ! : Pace é Salute a Tutti !!
Sur le GR20 entre CALENZANA et CORTE - avec Janka
4-9 OCTOBRE 2004
Superbe semaine en montagne ! La météo est au rendez-vous, il fait un temps magnifique ! Nous sommes quasiment seules dans les refuges. La Corse en automne est splendide - en reviendra !
Superbe semaine en montagne ! La météo est au rendez-vous, il fait un temps magnifique ! Nous sommes quasiment seules dans les refuges. La Corse en automne est splendide - en reviendra !
MONTE CINTO - avec Frank & Amis
Partis l’après midi de HAUT HASCO. Nous croisons les pompiers des secours de montagne à la recherche d’un randonneur à skis. Bivouac à 2400m. En concert nocturne le duo : le vent et la neige. Sommet avant 08H00, froid - météo superbe. Descente autour du midi.




















